• The Last Fews Bricks,,,,

     

      

    The Wall est le onzième album studio du groupe , sorti le 30 novembre 1979.
    Cet album emblématique de l'œuvre du Floyd offre une narration particulièrement dense et parfaitement structurée fondée sur une histoire à forte consonance autobiographique de Roger Waters.
    Mais cet enregistrement signifie également la fin de Pink Floyd en tant que groupe (marqué notamment par le départ houleux de Richard Wright) et le début des guerres picrocholines entre le parolier et le guitariste.
    Le bilan de l'année 1977 est en demi-teinte. La tournée intensive de promotion n’a pas suffit à faire décoller de manière significative les ventes de « Animals ». Pire, celle-ci a fait progresser celles de « Dark Side of the Moon » ou, à un niveau moindre, de « Wish you were here » ! Il faut dire qu’handicapé par un son à la fois agressif et par l’absence d’un single potentiel ( à l’inverse d’un Money ou d’un Wish you were here ), les radios ont quelque peu boudé le disque ( seul un simple brésilien de Pigs ( three differents ones ) fut sorti ).

    Toutefois, il faudra attendre le fameux "incident de Montréal" pour que ce projet se concrétise. L'ambiance qui préside l'entrée du groupe, ce 6 juillet 1977 à 21 heures, est en effet quasi-insurrectionnel ! 

     

    HISTORIQUE DE L’ENREGISTREMENT

     

    Octobre 1978 : Waters, Gilmour et Guthrie commence à travailler sur en même temps l’histoire, les paroles et la musique à Brittania Row. Wright et Mason ne sont pas encore convoqués !

     

    Waters a écrit entre temps d’autres morceaux qu’il souhaiterait inclure dans le projet. Ce sont des titres comme You possible Pasts, Teach ( futur One of the few ) qui réapparaîtront sur « The Final Cut » ou encore When the Tigers broke Free qui se retrouvera dans la version film et sortira en 45 tours.

     

    Cependant, à l’exception de cette dernière qui sera (un peu) travaillé l’année suivante, Gilmour & Ezrin le convainqueront d'abord de se concentrer sur les morceaux en présence en raison d'un timing pour le moins serré.

     

    Wright et Mason viennent enfin en studio en Novembre pour épauler leurs partenaires. Les premières tensions apparaissent entre le clavier et le bassiste du Floyd. Rick critique en effet la méthode de travail du groupe. Waters le met au défi d’apporter sa « pierre » à l’édifice mais le blocage créatif de celui-ci provoque de l'aigreur et de la rancune chez les deux protagonistes.

     

     

     

    Au début de l'année 1979, le groupe commence à travailler d’arrache-pied au Brittania Row sur l’album à proprement parler et accouche le 09 Janvier d’une nouvelle maquette retravaillée sensée servir de fil conducteur à la production. De nouveaux morceaux font leur apparition, d’autres disparaissent, d’autres sont refaits complètement

     

    Apparaît entre autres The thin Ice développé à partir de l’instrumental placé en dernière position sur la maquette de Waters, Goodbye blue Sky, Young Lust ( dont la musique a été fortement remaniée par Gilmour ), Don’t Leave me now, The Doctor ( une préversion de Comfortably Numb ) et Run like Hell ( placé grâce à l’insistance de Ezrin qui trouvait ce titre ‘’discoïde’’ plus convaincant que l’essai original de Waters intitulé Death Disco ).

     

    Le 1er Février : le groupe annonce officiellement qu’il prépare un nouvel album mais devant les difficultés financières du groupe de plus en plus aiguës, le groupe décide alors de s’exiler pour espérer pouvoir enregistrer l’album.

     

    Le groupe pose ainsi les bases futures de l’album en concluant les séances dans leur studio juste avant leur départ. C’est ainsi qu’une bande-test est confectionnée le 23 mars afin de servir de trame aux séances futures.

     

    C’est donc avec une bande-son forte de 29 morceaux que le groupe se retrouve en studio en France afin d'enregistrer définitivement l'album ...

     

    De nouveau, certains titres font leur apparition : The Theme I & the Theme II ( qui deviendront In the Flesh ? et In the Flesh ! ), The happiest Days of our Lives, One of my Turns, Is there Anybody out there ? ( une troisième partie, basé sur un riff de synthé, est ajoutée ), Stop et The Bleeding Hearts ( futur Outside the Wall ).

     

    D’autres disparaissent définitivement comme Teacher, Teacher ( futur The Hero’s returns sur « The Final Cut » ), We’ll meet again de Vera Lynn qui réapparaîtra en début de concert et enfin Sexual Revolution ( qui deviendra 4 :41 - Sexual revolution sur « The Pros & Cons of Hitch-Hiking » ).